Epître de Jacques : Chapitre 4

V.1 D’où viennent les conflits et les querelles parmi vous ? Ils viennent de vos passions qui combattent sans cesse au-dedans de vous.

Ces passions sont plutôt charnelles, matérielles et égoïstes. Si on les laisse actives en nous, on finira par tuer (à cause de jalousie ou de l’orgueil..) et par commettre toute sorte de péché. Mais si on demande à Dieu la sagesse (voir Jac.3:14-17), nous pourrons faire la part des choses entre les passions qui sont en accord avec sa volonté et son plan dans la vie de chacun, et celles qui ne le sont pas.

V.2 Vous désirez quelque chose, mais vous ne pouvez pas l’avoir, et alors vous êtes prêts à tuer ; vous avez envie de quelque chose, mais vous ne pouvez pas l’obtenir, et alors vous vous lancez dans des querelles et des conflits. Vous n’avez pas ce que vous voulez, parce que vous ne savez pas le demander à Dieu.

Deux pistes de réflexion : a)Dans la vie de l’église, entre chrétiens, on ne parle pas souvent de ce qui nous gêne, pourtant la Bible nous dit qu’on est une famille ! Tout homme qui a de la haine pour son frère est un meurtrier, et vous savez qu’un meurtrier ne possède pas en lui de la vie éternelle (1Jean 3:15). b)C’est aussi notre vie de prière, on souffre parce qu’on n’a pas ce qu’on désire, mais est-ce qu’on l’a seulement demandé ? En toute circonstance, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces (Philippiens 4:6).

V.3 Et si vous demandez, vous ne recevez pas, parce que vos intentions sont mauvaises : vous voulez tout gaspiller pour vos plaisirs.

Ce n’est plus la façon dont on demande la chose à Dieu, mais c’est la chose même qui est mauvaise. Si on donne la priorité à Dieu, Il est capable de changer nos cœurs et nos désirs. Une fois transformés nos désirs seront toujours selon la voie de sa volonté et Il pourra les réaliser.

V.4 Infidèles que vous êtes ! Ne savez-vous pas qu’être ami du monde, c’est être ennemi de Dieu ? Celui qui veut être ami du monde se rend donc ennemi de Dieu.

On demande à Dieu de réaliser toutes nos passions (cf. v.1) : matérielles, charnelles et même diaboliques ! La volonté de Dieu n’est pas le but de notre demande, ce sont les choses du monde. Autrement dit, c’est suivre deux maîtres.

V.5 Ne pensez pas que ce soit pour rien que l’Ecriture déclare : « Dieu réclame avec ardeur l’esprit qu’il a mis en nous »

Différents avis se présentent : on peut dire que Dieu a mis son Esprit en nous, qu’il l’aime et veut qu’on le respecte. Cet Esprit nous conduira à Lui sans se tromper avec le monde. Quand on ne donne pas à « cet Esprit » sa place, Dieu le réclame avec ardeur, ou jalousie dans d’autres versions. L’Esprit de Dieu qui habite en nous est jaloux quand on se ‘marie’ avec le monde.

V.6 Cependant, la grâce que Dieu nous accorde est supérieure, car il est dit aussi : « Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il traite les humbles avec bonté »

Etre humble, c’est s’oublier soi-même (le Moi en nous) et se mettre en dessous de Dieu, là c’est le rôle de l’Esprit de Dieu qui va travailler et qui sera libre de réaliser le plan de Dieu dans la vie de la personne. Dans ce seul cas on pourra voir (et apprécier) la grâce de Dieu et sa bonté.

V.7 soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable et il fuira loin de vous.

Quand on est soumis à Dieu, son Esprit nous nourrit avec la force suffisante pour qu’on résiste au mal, en conséquence, on aura l’autorité sur le diable. Mais il faut savoir bien utiliser cette force en se soumettant toujours à Dieu. (En se souvenant que Jésus nous a donné le pouvoir de soumettre les esprits mauvais (Marc 6:7) en son nom, si on croit !).

V.8 approchez vous de Dieu et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, gens indécis !

Quand on s’approche de Dieu, et qu’on croit, on verra clairement que c’est Lui qui fait tout dans nos vies. On pensera alors qu’il s’est approché de nous mais en réalité, il a toujours été là. On peut dire aussi que c’est auprès de Dieu qu’on s’aperçoit qu’on est sale ! Et pour entrer en relation avec Lui il faut d’abord se purifier, et cela se fait par le sang de Christ.

V.9 Soyez conscients de votre misère, pleurez et lamentez-vous ; que votre rire se change en pleurs, et votre joie en tristesse

Par cette expression agressive et typique de Jacques, on apprend qu’il ne faut pas être orgueilleux, au contraire il faut s’humilier devant Dieu, en regrettant nos péchés avec le monde et notre infidélité envers Dieu.

V.10 Abaissez-vous devant le Seigneur et il vous élèvera.

Beaucoup d’exemples de la Bible viennent à l’esprit après ce verset, des gens qui se sont humiliés ou se sont soumis à Dieu. Dieu a réalisé des promesses et a même fait des miracles par eux. Elie, Moïse, Abraham et beaucoup d’autres dans l’ancien testament ainsi que la vierge Marie, Jean-Baptiste et les apôtres dans le nouveau. Une fois qu’on s’est donné à Dieu, ce n’est plus nous mais c’est Lui qui agit en nous.

V.11 et 12 Frères, ne dites pas de mal les uns des autres. Celui qui dit du mal de son frère ou qui le juge, dit du mal de la loi de Dieu et la juge. … Or, c’est Dieu seul qui donne la loi et qui peut juger ;.. Pour qui te prends-tu donc, toi qui juges ton prochain ?

Référence à Jac2:8-13 : Un des commandements de Dieu, c’est d’aimer son prochain, et quand on aime quelqu’un on ne peut naturellement pas dire de mal de lui, c’est justement ce que nous demande Jacques ici.

V.13 jusqu’à 16 Ecoutez-moi, maintenant, vous qui dites : « Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous ferrons du commerce et nous gagnerons de l’argent » Eh bien, vous ne savez pas ce que votre vie sera demain ! .. Voici bien plutôt ce que vous devriez dire : « Si le Seigneur le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela » … Tout orgueil de ce genre est mauvais.

Dieu veut qu’on réalise le plan qu’Il a préparé pour nous bien avant qu’on naisse. Pour cela, Il nous a créé tous différents, chacun avec une nature qui le rend capable de réaliser ce plan. Alors on peut bien organiser nos vies, en demandant à Dieu si cela est conforme à sa volonté et en Lui demandant la permission de faire ce qu’on vient de faire.

* Les textes bibliques sont issus de la Traduction en Français Courant.

Nour.