Échos de Côte d’Ivoire.

11 mai 2012

Pensées

Reflets n°47

On m’avait prévenu : vous allez changer de planète en arrivant en Afrique. La personne n’avait pas tort : je suis allé de découverte en surprises et de surprises en étonnements lors de mon  voyage en Côte d’Ivoire. C’était ma première expérience africaine.

 Une des choses qui frappent lorsqu’on arrive dans ce pays frappé par tant de souffrances depuis tant d’années, c’est la pauvreté, le peu de moyens dans lesquels vivent la plupart des gens. Et pourtant il ne faudrait surtout pas s’arrêter à cela car les chrétiens ivoiriens que j’ai rencontrés m’ont prouvé que la pauvreté n’empêche pas:

La générosité: Je n’ai jamais reçu autant que cadeaux en si peu de temps dans ma vie. J’ai rarement mangé autant. Pourtant, ceux qui m’offraient ces cadeaux ou cette nourriture vivaient avec si peu de moyens.

La joie: Cette joie, je l’ai vue à travers des danses, des chants, des sourires, de la reconnaissance exprimée lors des rencontres.

Faire de grandes choses: Sans grands moyens, les uns créent un dispensaire au milieu de nulle part pour soigner les malades ; d’autres vont annoncer le message de la Bonne Nouvelle dans des villages loin de tout. De nouvelles églises voient le jour, des vies sont changées, des baptêmes ont lieu…

Une richesse intérieure: Bien des hommes et des femmes que j’ai rencontrés vivent, ou survivent parfois, avec cent fois moins d’argent que nous. Bien entendu, je ne souhaite la misère à personne ; pourtant, je ne voudrais surtout pas qu’ils nous ressemblent un jour. Les biens matériels risqueraient fort de leur faire perdre leur âme, le sens de la famille, de l’accueil, de la générosité… leur joie même.

Heureux les pauvres, en argent comme en esprit, a dit Jésus, car le Royaume des cieux est à eux. 

Georges MARY